Manolito Simonet parle de TRABUCO UNA VEZ MAS
Sources:
Intervista con Manolito Simonet di Stefano Santini
Q : Le disque s’appellera Trabuco comme ton orchestre ?
R : Le disque s’appelle Trabuco una vez más, et comporte 13 titres. Il y’ a des artistes invités, et Amauray chante deux morceaux en duo : Mi filosofia avec Paulo FG et Llanto de Luna avec David Blanco.
Q : Parmi les morceaux de l’album il y’a le titre Hazme caso, composé par Amaray et chanté par Tiburón Morales. Pourquoi as-tu décidé de proposer de nouveau ce morceau et de l’inclure dans l’album.
R : A l’origine, ce morceau a été enregistré avec Son 14. Tiburón avait demandé à Amaray de lui composer un morceau. Il le fit, et on l’avait enregistré avec Son 14. J’en avais assuré la production, mais ce n’est jamais sorti sur un disque. On est arrivé à la conclusion que ce morceau ne devait pas être abandonné. Ainsi, on l’a inclus dans notre album, profitant du chanteur que nous avons en ce moment. Je parle de Pepitin, qui est un sonero. Ce n’est pas toujours facile de trouver un chanteur avec ces caractéristiques là, parce que le son est un genre musical traditionnel et les jeunes sont plus enclins à des genres plus modernes. On a été chanceux en trouvant ce garçon, qui malgré le fait qu’il soit très jeune est un grand sonero. C’est pour cette raison que nous avons enregistré la nouvelle version de ce son montuno.
Q : Quels sont les morceaux du nouvel album sur lesquels tu comptes le plus ?
R : Écoutes, pendant plusieurs années j’ai cru en des titres qui n’ont pas donné les résultats attendus, quand d’autres étaient de grands succès et je n’en revenais pas. Je n’ai pas les moyens de faire des prévisions, même si certaines personnes y réunissent. Certains écoutent des disques et prévoient quel titre aura du succès, moi j’ai pas ce "don" là. Dès que j’ai confiance à un morceau, c’est toujours un autre qui devient un succès…pour ce disque, je ne veux pas faire de prévisions sur un titre. Je crois qu’il contient des titres qui peuvent devenir des hits.
Q: Les chansons sont composés par toi et Ricardo Amaray ?
R : Non, non. Il y a des titres d’autres compositeurs. Il y a des titres écrits en binôme, des titres de jeunes compositeurs. Il y’a un morceau anthologique intitulé Llanto de Luna (de Julio Gutierrez), interprété par Ricardo et David Blanco. Le morceau Mi Filosofia est d’un choriste de Paulo FG, un très jeune compositeur. On est ouvert à de jeunes compositeurs qui ne font pas partie de l’orchestre et qui sont très jeunes.
Q: Miguel Angel "Pan con salsa" t’a aidé dans les arrangement ?
R: Miguel Angel a arrangé le morceau Hazme Caso de Ricardo.Il s’est occupé d’un seul titre de ce disque, parce qu’il avait beaucoup de travail. On préparait deux disques simultanément. Presque tous les arrangements de Beat cubano sont les siens. Donc, il était débordé d’engagements.
Q: Comment a évolué la musique du Trabuco au fil des ans ? Naturellement, la musique du Trabuco sonne de manière différente de celle du temps de Directo al Corazón.
R: Évidemment, cela arrive à tous les groupes. La majorité, subit une évolution avec le temps. A Cuba, il y’a des groupes qui ont subi une involution. Si on travaille, le groupe évolue et chaque disque corrige les défauts du précédent. A chaque fois qu’on enregistre un disque, on prend conscience de ses défauts et cotés négatifs et ainsi, on peut s’améliorer pour les disques suivants. Si par contre on commence à suivre la mode, à se répéter et à se fixer, inévitablement les choses commencent à s’empirer. On ne s’est jamais arrêter, on a toujours voulu faire plus. Ainsi, chaque année, dans chaque album, on a cherché à nous améliorer.
Q : On peut dire que le nouvel album est un peu plus doux que les précédents ?
R : Oui, c’est exact. On est entrain de faire une musique adaptée à toutes les latitudes. Il y’a des morceaux plus agressifs qui ont du succès à Cuba, mais il y’a des morceaux plus doux comme "Corazón", qui plait aux gens en Italie. En France, le morceau qui a eu plus de succès est "Lo toma o lo deja". Donc, on a fait un album qui représente des sonorités différentes. C’est pour cela qu’on inclus toujours des thèmes Cumbia, Merengue, Vallenato, pour que chaque pays y retrouve ses formes expressives, de manière à ce que toute l’Amérique latine s’identifie dans le disque. Peut-être le Vallenato ne plait pas aux italiens, mais quand je le joue en Colombie, ça plait aux colombiens.
Traduction: Mankosky