Avec beaucoup de retard, voici mon CR à propos du 2ème jour de travail sur le grand chantier qu’est "Rompe El Suelo"…Après une arrivée remarquée sur le chantier vers 21h15, du à l'accueil chaleureux des ouvrières FiestaCubanaises (Madinina, SorciereNéné, Bruja, Lily), je suis passé saluer le chef de chantier en second El Calvo.
Celui-ci me met une pression immédiate (comme la dernière fois d'ailleurs) en pointant du doigt l’endroit et en m’informant qu'il y a un maximum de femmes présentes, mais des hommes habillés en "obreros invisibles".Les filles me corrigeront si besoin, mais il me semble bien qu'il devait y avoir 2 ou 3 garçons pour au moins une vingtaine de filles présentes et sacrément prêtes à casser du sol.
Pas de temps à perdre, j’enfile mon bleu de travail, attrape mon casque de protection et fonce à mon poste.

Je constate que le Calvo lui-même descend régulièrement de sa platine-grue afin d’aider les filles à manipuler leurs engins de travaux, avant de remonter au plus vite dans celle-ci pour effectuer sa tâche (cela donne une idée de la situation !).Madinina, malgré sa petite forme (
elle n’a pas voulu poser de congé maladie), effectue ce qui lui est attribué avec entrain.Vers 21h45, alors que je travaille la piste à la chaussure-pelleteuse, je relève la tête et constate une présence massive d’ouvriers sur le chantier.
Les hommes sont arrivés et le rythme du travail s’accélère.

Pris par ma tâche à exécuter en binôme et et le fait d’aider les autres filles (comme Estrellafugas ou Salseracaballera) à effectuer la leur (on aura aussi noté la présence sur le chantier de Lindasuave qui était détachée de Guadeloupe en renfort), l’heure tourne sans même que je ne le remarque.
Parmi les ouvriers au travail, on pouvait croiser Damian, Jim et Hornito qui s’exécutaient avec application. Généralsuperfranky et Snesalsita semblent avoir aussi été des ouvriers présents, mais je n’ai pas eu l’occasion de faire leur connaissance.
Le chantier est tellement vaste et le travail ardu, qu’on ne peut voir tout le monde.

Quant au chef de chantier Roberto, il circulait pour inspecter ce qui se passait.
Toute la nuit, le travail a été rythmé par le balai des camions que le Calvo (qui ne lésinait pas sur la besogne) remplissait de timba depuis sa platine-grue.

A minuit, beaucoup d’ouvriers avaient arrêté le travail, mais d’aucuns faisaient des heures supplémentaires et profitaient de la place pour travailler plus confortablement.
De mon côté, ayant aidé un maximum d’ouvrières à leur tâche respective ; en plus de mon travail ; et ce dès mon arrivée sur le chantier, j’étais sur les rotules.
Mais il fallait encore donner du peu qu’il restait de forces afin que le travail avance jusqu’au coup de sirène final.

Surtout que le Calvo m’a refusé une demande de départ en avance et que Lindasuave a argumenté sur le fait qu’il serait sympathique qu’on continue à travailler ensemble puisque cela n’arrivait que très rarement.
De plus le grutier ne nous laissait aucune alternative puisque le ballet des camions pleins à ras bords de Timba était incessant.
A 2h du matin, n’ayant plus aucune force, j’ai entendu la sirène comme un son de délivrance.

Le chantier s’est alors vidé et a retrouvé son calme jusqu’au prochain Jeudi de travail ; ce 13 Mars.
P.S : Vu que les CR avaient déjà été faits, j’ai décidé de faire le mien de façon différente… L'heure tardive a du jouer sur ma folie...




