Je me souviens des jours ou je devenais accro de '' Mi Salsa tiene sandunga '': que de force et de beautè musical et de plaisir de danser dans un morceaux que meme aujourd'hui je considere un des moments plus hauts de la musique cubaine de touts le temps. Avec le temp je m' approchais plus a cette orchestre en decouvrant des autres chefs d'oeuvre et un style tres original bien ancrèe au Changuì mais avec une espressivitè dejà ''Timbera '' avant la lettre. Dans mes frequents voyages a Cuba j'ai longtemps cherchè, jusqu'a les trouver, presque tous ses disques en Vynil, pas encore editès en CD, avec l' intention de reconstruire presque integralèment la trajectoire artistique d' une orchestre legendaire dans la quelle ont jouè une grand partie des plus importants artistes de la musique cubaine contemporaine.
J'ai assistè a une dizaine de concerts de la Revè et encore j'ai un merveilleux souvenir de celui de cet hiver a Rome en compagnie de mes amis El Calvo et Indochino.
Hier l' orchestre Revè etait en concert a Rome mais me souvenirs sont pas si bons.....
A l' image de transferts des jouers de football de une equipe a l' autre , dans la musique cubaine des derniers temps le recrutements et les substitutions ont donnè lieu a une instabilitè que, a mon avis, endommage les memes orchestres.
Pas toujours les recrutements sont reussì...et, en revenant a la Revè, la perte de Arnaldo Jimenez au sein de l' orchestre a fait du mal a la Revè et son absence on l'a apercu surtout dans les arrangements ( je fais reference a le deux nouveaux morceaux que manquent de cette originalitè qu' on avait tant appreciè dans la derniere production de la Revè ). C'est surtout dans l' absence d'une ecriture pour les instruments a vent qu' on regrette le depart de Arnaldo.
Une autre lourde absence est celle de el Nene et je ne crois pas que les deux nouveaux chanteurs puisse rivaliser avec la voix et l' art de el Soneo de el Nene.
Le mauvais moment actuel de l' orchestre ca se voit avec clartè dans la proposition des nouveaux morceaux en concert: un Montuno en quete de creativitè et sans ces choeurs si contagieux ( les choeurs de la Revè ont fait ecole ).
J'ai ecoutè un choeur tres repetitif et encore plus en absence d'une improvisation des jeunes chanteurs ( mention a part pour l' insistence franchement un peu rasoir de '' Que levanten las manos todos !'' ou l' interaction simpliste avec le public en le faisant rèpèter quelque mots du choeur...) et encore la faute d'une orchestration digne de ce nom.
Certainement les deux jeunes chanteurs tiennent mieux la scène voir sont plus beaux mais leur contribution musical fait regretter les absent surtout en cette orchestre que a eu un si grand nombre des excellent chanteurs. Mème le petit ''grand'' Sinsonte a etè marginalisè ( on a lui fait chanter rien que le premier morceaux du concert ) et c'est un etrange destin pour un chanteur que depuis 12 ans caracterisè les sonoritès de l' orchestre Revè avec son immense talent et que , recèments, a etè re-decouvert pour le project Soneros All Stars et dans le disque de Samà y su expreso de Oriente.
En definitive, et pour eviter des malentendus, je ne regrette pas le passè et mon esprit n'est pas installè dans la nostalgie. Peu importe si le pianiste actuel de l' orchestre n'a pas le geniè de Juan Carlos Alfonso et si l' interpretation de ''La runidera '' de Dagoberto ne rejoint pas l' intensitè et la beautè de la version de Alfonsito.
Il y'a six mois , j'applaudissait tres fort leur concert romain en sachant que le grand spectacle que m'etait offert c'etait un marriage reussi entre la tradition et le renouvelement.
Le '' neuf que avance '' dans le concert de hier soir affaibli cette glorieuse tradition.
Alors Elito, Sancochamolo bien ce Boniato mais , por favor, choisissez-le bien au marchè !!!



