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PUPY sera « Siempre Pupy » ! PUPY pour toujours... Avec des surprises !

EL FARANDULERO MAYOR

PUPY sera « Siempre Pupy » ! PUPY pour toujours... Avec des surprises !
La sortie du CD-DVD « Siempre Pupy » est un événement majeur trop longtemps attendu. Nominé au Cubadisco, cette œuvre contient 12 titres à la fois puissants et très dansants interprétés par une ligne de jeunes chanteurs qui semble ce stabiliser.
Désormais en vente sur www.cubamusic.com, sa sortie chez Bis-Music devrait se faire avec un DVD documentaire sur le roi des Tumbaos peu avant sa tournée en Europe.
Cesar « Pupy » Pedroso nous recevait chez lui le 30 Juillet 2011 pour nous présenter ces productions exceptionnelles en forme de lègue aux générations futures.
Pupy y Los Que Son Son débarquent en France notamment :
le 29 Juin à Strasbourg
le 7 juillet à Genève
le 8 Juillet à Paris
le 13 juillet à Saint Brès (concert gratuit)
le 22 Juillet à La Seyne sur Mer
le 26 Juillet à Vic-Fezensac




Le titre « Siempre Pupy » rappelle à la fois la longévité de la carrière musicale de ce maestro  mais aussi son engagement à maintenir un Son actuel, moderne et puissant, interprété par de jeunes musiciens en prise avec leur époque.

Le répertoire oscille entre reprises de vieux succès désormais intemporels et de nouveautés :

1. Eso es mi musica (El Noro)
2. Pirolo (Dayan)
3. Oh no (une reprise de Juan Formell avec Los Van Van du disque "Disco Azucar" interprétée par El Noro)
4. Ayudame Julito (Dayan)
5. No te deje por mala (El Noro)
6. La duda de Belen (une reprise de César Pedroso avec Los Van Van du disque "La Habana Si" interprétée par Dayan)
7. La Batea (composition de Toni Taño interprétée par El Dibu y Eriel de Timbalaye)
8. Parece Mentira (El Noro)
9. Al final del noveno (Dayan)
10. Ni Bombones Ni Caramelos (El Noro)
11. Vino a comerse La Habana (Dayan)
12. Un loco con una moto (El Noro)

Ce disque fait la part belle a Norisley Valladares dit « El Noro » que l’on avait connu chez Maykel Blanco y su Salsa Mayor puis chez Manolito y su Trabuco.

El Noro non seulement chante mais participe aux nouvelles compositions et a l’image et la scénographie de Pupy y Los Que Son Son.
Sa voix a muri et il a pris ses aises dans un orchestre extrêmement difficile et exigeant pour ses chanteurs.


Yohans « El Dibu » confirme son rôle de pilier tant sur le plan de chœurs qu’au moment de chanter des reprises de Pepito.

Le petit dernier n’est autre que l’excellent et dilettante Dayan Carrera qui s’est intégré à merveille dans l’orchestre. On le connaissait de La Charanga Forever et surtout d’Azucar Negra à l’époque où il partageant la scène avec un autre protagoniste de la Salsa Mayor, Yordis Larrazabal.

Dayan est un chanteur doué et probablement l’un des plus talentueux de la nouvelle génération avec Emilio Frias, El Niño de la Revé. Sa voix légèrement voilée a une tessiture surprenante. De plus Dayan est très charismatique et détendu sur scène, permettant une grande complicité avec El Noro.



Pupy a aussi collaboré au Volume 10 de la collection « Beyond Salsa Piano » où ses œuvres dans Los Van Van et ses Tumbaos hypnotiques sont expliqués de manière didactique.

Mais laissons à Pupy le soin de nous présenter cette nouvelle équipe et son dernier projet « Siempre Pupy » :



Partie #1




Leonel : Merci Pupy de nous recevoir chez toi. C’est un moment historique car cela fait 3 ans que tu n’avais pas sorti de disque
Pupy : En effet

Leonel : En 2008 tu avais produit, a mon avis,  l’un des meilleurs disques de l’histoire qui s’appelle « Tranquilo Que Yo Controlo » , et qui a gagné le prix du Meilleur Disque de l’Année au FIESTA CUBANA AWARDS 2008. Mais maintenant tu va sortir un nouveau disque qui s’appelle « Siempre Pupy » !

Pupy : Le retard est du au changement de certains membre de l’orchestre. Ceci m’a forcé à différer la sortie du prochain disque d’autant plus que le dernier disque avait atteint un tel niveau de qualité et qu’il avait reçu la récompense du public en Europe comme Meilleur Disque de l’Année.
J’ai voulu que ce disque « Siempre Pupy » ait un niveau de qualité similaire, voire supérieur.  C’est pour cela qu’il y a un retard pour ce CD que je met à votre disposition.

« Siempre Pupy », pour quelle raison ? C’est surtout pour la constance artistique ! Cette année je vais accomplir mes 50 ans de vie artistique et les 10 ans de l’orchestre ! C’est précisément pour ca que j’ai baptise ce disque « Siempre Pupy ».

On y trouve des morceaux qui furent des succès à l’époque de Los Van Van et d’autres qui ne furent pas si connus comme « Ni Bombones Ni Caramelos » que nous avons interprété a notre manière. Il y a des morceaux de compositeurs déjà populaires comme Gustavo Cabaña, mais aussi des morceaux des nouveaux membres du groupe comme El Noro.

Je crois que le disque « Siempre Pupy » va atteindre ses objectifs pour faire danser sur les pistes et  qu’il sera bien reçu par le public.
Il faut juste l’écouter maintenant ! « Siempre Pupy » !

Leonel : « Siempre Pupy » est effectivement la musique de Pupy qui est éternelle, qui restera à la postérité. Mais « Siempre Pupy » est aussi une nouvelle image parce que tu as change la première ligne avec de nouveaux chanteurs ? Tu as désormais (Yohans) « El Dibu » que nous avions présenté l’an dernier. Maintenant tu as fait entrer « El Noro » en premier, Norisley qui a un rôle très important puisqu’il chante et qu’il compose. Et finalement en Novembre de l’année dernière tu as intégré ton dernier chanteur, Dayan, qui est venu d’Azucar Negra.   

Pupy : Dayan est un spectacle dans le spectacle. El Noro aussi mais El Noro est plus modeste. En fait je ne m’en étais pas réellement rendu compte mais Dayan est un spectacle au sein de l’orchestre tant au plan musical qu’artistique. Toutefois El Noro est aussi très original, il a une caractéristique très personnelle,  au moment de chanter mais aussi juste par sa présence physique. Il soulève beaucoup l’attention du public. Et il y a « El Dibu » qui est le plus discret des trois, mais il a un rôle extrêmement important car il a la voix qui peut se maintenir tout en haut. Il interprete quasi toujours la troisième voix mais il a aussi une chanson comme « La Batea ».
Il ya aussi des invités sur ce disque comme Angelito Bonne (Angel Bonne). J’ai invite un jeune chanteur du groupe de Rumba Timbalaye, Eriel. Vous pouvez l’écouter sur le morceau de « La Batea ». J’ai aussi  récupéré un morceau du Maestro Juan Formell, directeur de Los Van Van, que j’avais déjà enregistré il y a longtemps avec Los Van Van. Enfin j’ai des morceaux du compositeur de « La Figura Soy Yo ».
Les arrangements sont partagés entre Roelvis « Bombon » Reyes qui vous est déjà familier et votre serviteur César Pedroso !


Partie #2




Leonel : Le disque commence avec une chanson qui s’appelle « Mi Musica » non ?

Pupy : La chanson s’appelle « Este Es Mi Musica ». C’est un morceau dédié spécialement à la combativité entre la musique étrangère et notre musique. Nous autres voulons démontrer que « Este Es Mi Musica », que ca c’est ma musique ! C’est un morceau que vous offre. C’est celui qui ouvre le disque et il est très dansant.  Je crois que c’est un morceau chanté par Norisley Valladares « El Noro » qui devrait vous plaire.

Leonel : Oui c’est un morceau parfait pour danser le Casino !

Pupy : Oui, du pur Casino !

Leonel : Le deuxième morceau est « Pirolo » chanté par Dayan

Pupy : « Pirolo » est une version d’un morceau que j’avais déjà enregistré avec Los Van Van au début des années 80 ou a la fin des années 70. c’est un morceau très amusant qui parle d’un vieux qui est encore vert et qui veut rester jeune et qui cherche une relation amoureuse avec une jeune femme… et bon, je ne vais pas raconter la suite mais il faut écouter le morceau.

Leonel : Effectivment ce morceau sonne beaucoup comme Los Van Van. Le prochain morceau dit « Yo no te pido tanto » , comment s’appelle-t-il ?

Pupy : « Oh No ». Ca c’est le morceau de Juan Formell que j’adorais quand je le jouais avec Los Van Van. Dans ce morceau Angel Bonne fait un solo de saxophone alto.

Leonel : Oui, les ‘coros’ de ce morceau sont typiques de Los Van Van. Après il y a un morceau chanté par Dayan qui dit « Dame una manito »

Pupy : Oui c’est « ayudame una manito » (Rico Timbalero) un thème d’un compositeur malheureusement décédé, Rodolfo Cardenas, qui avait composé « Que Le Den Candela », « La Gallina Vieja », « Dime Si Me Vas A Querer ». Il fut aussi le compositeur de « La Maquina Del Tiempo » de Irakere… Ce morceau s’appelle « Aydame una manito » (Rico Timbalero)

Leonel : Sur ce morceau on distingue le timbre très particulier de Dayan qui se rapproche de Pedro Lugo « el Nene » et ou il prend aussi des accents à la Oscar D’Leon. Il est très Sonero.

Pupy : Dayan a quelque chose d’absolument fondamental : il a le style, « el sabor » pour chanter ! Le Sonero doit avoir quelque chose de très spécifique pour chanter, cette voix à moitié voilée, enrouée, rauque comme Miguelito Cuni, comme effectivement « El Nene ». Le Sonero doit avoir cette spécificité. Dayan a ce timbre particulier mais il a aussi une grande musicalité car sur ce morceau il y a beaucoup de variations très difficiles dont il a su assumer la responsabilité avec excellence.

Il ya d’autres morceaux comme « De La Timba A Pogolotti », des morceaux que chantaient avant Mandy Cantero, que Dayan interprète avec la même originalité et la même amplitude de tessiture  pour assumer tous ces changements mélodiques et de timbre. Dayan joue dans tous ces registres avec beaucoup d’aisance. Il a repris le rôle de Rusdell

Leonel : « Y no se parece a aquel », comme dit ta chanson !

Pupy : Y no se parece a nadie !

Leonel : Il y a un morceau très important pour lequel tu viens de sortir un vidéo-clip et qui dit « Yo no te deje por mala, yo te deje por loca » ! La vidéo est vraiment excellente.

Pupy : Dans ce disque il y a le succès précédent qui s’appelle « Un Loco Con Una Moto » mais un jour je me suis à penser et je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose parce qu’en réalité, la femme, à certains moments,  a ses moments de folie et le clip vidéo explique tout. J’ai fait ce morceau en coopération avec El Noro « No te deje por mala.. yo te deja por loca » , « Je ne te quitte pas parce que tu es mauvaise, je te quitte parce que tu es folle » .
Il ne s’agit pas de la folle de la rue, mais cela peut être la folle amoureuse qui dépose une chose à un endroit puis a un autre endroit et puis qui affirme qu’elle la gardée dans le premier endroit ou ailleurs. C’est ce genre de folies qui arrivent parfois aux femmes , en tant qu’êtres humains, dont parle la chanson.

Leonel : Le 6ème  morceau je crois qu’il s’appelle « Deja La Duda Belen »

Pupy : « La duda de Belen » est un morceau que j’ai fait il y a de nombreuses années avec Los Van Van. C’est un morceau qui plait beaucoup. C’est une histoire d’amour. C’est l’histoire de deux personnes qui était ensemble et qui se sont séparées  et se rappellent encore comment ils étaient amoureux.

Leonel : Oui mais sur ce morceau tu fais un solo de piano !

Pupy : Oui j’ai fait un solo de Piano comme j’en ai l’habitude. J’avais fait aussi un solo de piano dans le disque précédent et je souhaite en faire un dans chaque disque comme une caractéristique de l’orchestre. C’est d’abord mon Tumbao qui m’a caractérisé depuis des années mais aussi le solo de piano.

Leonel : Le septième morceau est un titre que tu as enregistré pour la télévision avec l’une des plus grandes chanteuses de Cuba.

Pupy : Omara Portuondo. Je dirais LA plus grande chanteuse de Cuba

Leonel : Une composition de Tony Taño

Pupy : La première version a été faite spécialement pour Omara mais elle n’a pas pu finaliser avec nous cet enregistrement. Du coup c’est un jeune chanteur, (José) Eriel qui l’a enregistré. Le compositeur de « La Batea » est un compositeur d’ici depuis des années, compositeur  de « Un Real de Hielo » (NDLR : thème interprété par Orquesta Aragon), et de toute une série de morceaux. En fait nous avons voulu faire un hommage. C’est Omara qui a proposé ce morceau  et je voulais le faire avec le même feeling que dans « Yo soy de aqui Yo soy de alla » (« Si me quieres conocer »). Du coup nous l’avons fait avec cette idée, avec ce mouvement de la basse et toutes ces choses… Et nous vous le proposons ainsi avec au final un chant folklorique que je sais que vous allez aimer.

Leonel : Oui ca ce morceua termine de maniere tres afro-cubaine avec « La Batea de Chango » !

Pupy : Oui, La Batea de Chango. On commence avec « La Batea Que Se Menea » (Le bateau qui tangue) et on finit par La Batea de Chango (NDLR Orisha maitre du Tambour)

Leonel : Le huitième morceau est « Parece Mentira »

Pupy : Oui, « Parece Mentira » mais c’est une nouvelle version dont El Noro a assumé la charge avec une superbe responsabilité. J’avais enregistré ce morceau antérieurement avec Angel Bonne avec un orchestre réuni pour un projet discographique (NDLR : CD César Pedroso y Los Que Son Son « De La Timba A Pogolotti »)
Il y a eu aussi une version chantée par El Indio avec Manolito Simonet (y su Trabuco) et là j’ai fait la version de Pupy y Los que Son Son. Elle est à votre disposition !



Partie #3




Leonel : Nous continuons avec le neuvième morceau qui s’appelle « Al Final Del Noveno »…

Pupy : Ce morceau s’appelle « Al Final Del Noveno » parce qu’au Baseball il y a 9 « innings » (tours). Et a cuba on dit que presque toujours on a les plus grosses émotions au final du neuvième ‘inning’.  Pourquoi, parce que presque toujours au final du 9eme tour la situation peut se renverser si un joueur envoie un « Jonron » (« Home Run »)… Et dans ce cas, nous faisons un parallèle entre le sport et l’amour, de sorte que tous les formes de jeux font référence aux choses de l’amour : Il y a une fille qui vient comme si c’était un joueur de Baseball, et si on envoie un « Home Run » c’est que la fille a été extraordinaire et que la crise sentimentale s’est résolue. C’est un thème très cubain…

Il faut comprendre les double sens entre le sport national de Cuba, et de biens d’autre pays des Amériques, et même en Europe, et l’amour. Au final le coro dit « Se te paro en el Run… y te pone de jonron »
C'est-à-dire qu’elle était sure qu’elle était la meilleure joueuse mais il y a une autre joueuse qui est arrivée et qui lui a mis un « Home Run »

Leonel : Dayan chante chanson avec beaucoup de malice.

Pupy : Oui, il est coquin…

Pupy : Un autre morceau chanté de manière coquine c’est « Ni Bombones Ni Caramelos »

Pupy : Oui, « Ni Bombones Ni Caramelos », C’est un morceau que j’ai composé pour mon épouse il y a longtemps quand j’étais dans Los Van Van parce qu’elle était un petit peu jalouse. Elle faisait la forte mais en fait elle était jalouse. Je lui ai donc dédié cette chanson. Mais aujourd’hui,  ce morceau est toujours apprécié comme « Seis Semanas » ou meme « El Buena Gente ». Ce sont des morceaux qu’on fait revivre et que la jeunesse chante aussi.
Laisse moi te dire que ce morceau, « Al final Del Noveno », « Vino a comerse La Habana » sont du même compositeur : Gustavo Cabaña. C’est aussi le composteur de « La Figura Soy Yo » et de « El Puro ».

Leonel : Je crois que dans cette chanson El Noro a une plus grande maturité vocale.  Ce morceau a muri par rapport à l’année dernière.

Pupy : Absolument

Leonel : L’année dernière tu avais travaillé avec  El Noro le morceau « Seis Semanas » mais c’est seulement « Ni bombones Ni Caramelos » qui est resté sur le disque final et je vois qu’il a beaucoup muri et qu’il ajouté son piment dans les paroles et dans l’interprétation.

Pupy : C’est vrai que je ne peux pas me plaindre de mes 3 chanteurs.  Avant tout il y a une complicité, une fraternité, une unité entre eux tant au plan musical que personnel. C’est vraiment merveilleux, cela m’enchante. Ils ont aussi un désir de dépassement. Ils m’appellent  pour m’indiquer les idées qu’ils ont eus pour chaque morceau. Surtout El Noro qui se préoccupe beaucoup pour le morceau qu’on enregistre, pour la promotion, pour toutes ces choses là. Et ça, ça me plait. Ca me plait car il n’a pas besoin d’être poussé pour avancer.

Leonel : On le voit qu’El Noro est heureux avec toi et avec Los Que Son Son. On continue avec l’avant dernier morceau, le onzième, qui s’appelle « Vino a comerse La Habana ». C’est une nouvelle version chantée par Dayan. La version précédente était interprétée par Rusdell (Nuñez)

Pupy : Oui ! Rusdell est un très bon chanteur et une personne merveilleuse. Mais il me semble que Dayan a fait une version un peu plus forte, une version qui m’a parue un peu meilleure en définitive… Dayan a repris beaucoup de l’inspiration apportée par Rusdell mais il en a fait une très bonne version. « Vino a comerse La Habana » (il est venu pour de faire La Havane) raconte un réalité.

C’est la réalité de personnes qui viennent de leur province ou qui partent de Cuba pour aller à Miami, ou en Espagne ou n’importe quel endroit et qui arrive avec cette idée en tête, comme on l’a beaucoup vu avec les émigrants cubains à Miami,  de travailler, de s’intégrer à la société mais un jour ils commencent à dériver, a emprunter des chemins tordus, et ils finissent par se faire bouffer par Miami ou par La Havane.  C’est une histoire bien actuelle car ce genre d’histoires arrive beaucoup dans le monde entier.

Leonel : Et le dernier morceau qui a été un tube pendant plus d’un an et demi

Pupy : Oui, c’est toujours le morceau que nous jouons au final…

Leonel : Un morceau qui est issu d’une collaboration d’avec un ancien chanteur de Pupy y Los Que Son Son, Norberto Gomez, mais vous en avez fait un morceau quasiment nouveau…

Pupy : Ce morceau « Un Loco Con Una Moto » a une petite histoire. Un jour un jeune est venu ici a la maison et il me sort « Moi je suis un fou avec une moto ! Tu en as vu beaucoup des fous avec une moto et un téléphone portable qui peut prendre des photos ?»

Sa phrase m’est restée en tête et j’ai compose la première partie avec « Mami, Yo soy un loco… »  Norberto a écrit la première strophe et j’ai poursuivi la deuxieme strophe qui dit que « Lo mismo bailo Reggaeton, Que la Guaracha y la Rumba »  et ensuite nous nous somme chargés de monter le Montuno.

Ce morceau a été le tube de l’année ! Ca a été une bombe comme ce fut le cas pour « De la Timba a Pogolotti »,  « El Baile del Buey Cansado » à l’époque de Los Van Van, ou bien « Yo bailando en La Habana y Gozando en Miami » (ref. a La Charanga Habanera).
Ce morceau atteint ce niveau de popularité et c’est encore avec ce morceau qu’on doit terminer les concerts. Et il a été ajouté à ce disque car nous n’avions pas pu l’intégrer au disque antérieur.

Leonel : Oui mais vous en avez fait encore une nouvelle version ! La première version était avec El Micha !

Pupy : Oui, on a rafraichit ce morceau avec une nouvelle intro très moderne ! C’est une idée de Daymar le bassiste et (Roelvis) ‘Bombon’ (Reyes) avec El Noro…

Leonel : On peut donc dire « Toujours Pupy » mais avec des surprises !

Pupy : Oui ! Ca serait un bon titre ca « Siempre Pupy… con sorpresas ! »



Partie #4




Leonel : Tu vas rester dans l’histoire, tu le sais. Tu es considéré comme le roi des Tumbaos… Tu as collaboré à l’écriture d’un livre qui te concerne avec l’aide de Kevin Moore, l’un des patrons de www.timba.com...

Pupy : Oui, avec Kevin Moore. Ca fait quelques années, depuis l’époque de Los Van Van, en 1998 plus précisément qu’il a eu l’idée de faire un livre sur les Tumbaos, spécialement pour traiter de l’originalité et de la spécificité des Tumbaos que je joue… en tout cas c’est que disent les gens, et surtout les musiciens… Ce rêve a enfin pu se réaliser l’année dernière, quand je suis allé en tournée aux USA. Il avait déjà fait un live avec (Ivan) Melon (Lewis) (NDLR : génial ex-pianiste de Issac Delgado entre 1995 et 1998).

Il a fait 3 autres volumes dont un avec Calixto Oviedo (ex batteur de NG La Banda), Tomasito Cruz (ex Conguero de Paulito FG), etc.

C’est une incursion dans la musique cubaine avec la spécialité de chaque professeur.

NDLR : retrouvez ces livres éducatifs sur : http://www.timba.com/encyclopedias/show/1-online-books

Dans ce livre il y a une dédicace de Ned Sublette. Ned Sublette est un auteur (journaliste et producteur du label Qbamusic) qui est venu à de nombreuses occasions à Cuba et un grand amateur de Musique Cubaine, grand connaisseur de la tradition musicale cubaine comme Arsenio Rodriguez et Chappottin.
Il y a aussi un passage de Juan De Marcos, qui est un ami personnel, indépendamment d’être le créateur du mouvement musical du Buena Vista Social Club.
Il y a aussi Adalberto Alvarez, le maestro des maestros de la Musique Populaire Dansante de Cuba.
Il y a Olavo Alen Rodriguez , Musicologue cubain très reconnu, il y a le Dr Paul de Castro, et surtout Rebecca Mauléon.
Rebecca Mauléon est pour ainsi dire Latina, de racines espagnoles, en fait elle est espagnole et a grandi aux USA mais elle joue tout aussi bien les timbales que le piano avec des Tumbaos. Elle a aussi écrit des livres éducatifs sur la musique latine et elle donne ici une opinion très importante. Il y a aussi Bill Martinez, un avocat qui gère tous les visas des groupes cubains.
Il y a en a bien d’autres qui n’ont pas pu intervenir dans ce volume mais qui seront inclus dans la prochaine édition.

Ce livre est très important : on y trouve les Tumbaos de « Seis Semanas », de « Fallaste al sacar tu cuenta », mais aussi de morceaux qui ne sont pas de ma composition comme « el Baile Del Buey Cansa’o » car dans Los Van Van, Juan Formell me donnait la clé du thème et il me chargeait de faire le Tumbao depuis le début du groupe.

NDLR : ce livre offre aussi les explications des Tumbaos de « Con el bate de aluminio », « Tal como empezo », « Tu tranquilo », « El montuno sin complicaciones », «De La Habana a Matanzas », « La Rumba no esta completa », « Somos Los Van Van », « Que pista », « Despues que te casaste », « Consejo de un viejo », « Que palo es ese », « Ay Mama, recibeme »,

On retrouve cette similitude entre Los Van Van et Pupy y Los Que Son Son, même si ils ne sonnent pas pareil, par la même base des Tumbaos. C’est tout simplement parce que je faisais les Tumbaos dans Los Van Van et qu’ils sont désormais passés à Los que Son Son.

Leonel : Donc avec ce livre « Beyond Salsa Piano Vol.10 » et le nouveau disque on peut dire que Pupy restera pour toujours et formera les nouvelles générations !

Pupy : Oui, pour toujours « Siempre Pupy » à former les nouvelles générations. Il faut commencer à penser à ces choses là.

Leonel : Merci beaucoup maestro !

Pupy : Merci à vous, merci a toi plus particulièrement et merci à ton épouse… Pour moi c’est un réconfort qu’il existe des gens comme vous, qui sans vivre a cuba, savent tout ce qui s’y passe, et s’y consacrent, plus que la plupart des cubains eux-mêmes, surtout en ce qui concerne la Musique Cubaine. Enchanté !



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