Juan Pachanga

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Paroles commentées

ImageL'œuvre

Composée par Rubén Blades, la salsa Juan Pachanga a été enregistrée en 1977 avec un arrangement de Louis Ramirez dans l'album Rhythm Machine de la Fania all stars.

Juan Pachanga est un viveur, qui cherche à s'étourdir de fêtes et d'alcool pour oublier une peine d'amour qui le ronge. Ce personnage est l'un des plus célèbres de la galerie de portraits d'habitants du faubourg réalisée par Rubén Blades au fil de ses chansons : Decisiones, Amor y control, Chica Plastica, Pedro Navaja, pour n'en citer que quelques-unes. Jeunes filles accidentellement tombées enceintes, bagarres entre voisins, accident de circulation provoqué par l'alcool, mère mourant d'un cancer à l'hôpital, jeune fils drogué morigéné par son père, jeunes snobs fascinés par l'argent et les belles fringues, serial killer agressant une prostituée, tels sont les personnages qui peuplent la « comédie humaine latino » de l'auteur.

C'est toute l'Amérique latine urbaine d'aujourd'hui qui défile ainsi sous nos yeux, sous la forme originale de petites nouvelles chantées sur un rythme de salsa, et qui pourraient aisément fournir la trame d'un film ou d'un feuilleton.

Fabrice Hatem

Ses interprétations par Rubén Blades


- En concert avec la Fania All Stars en 1978

- En concert plus récemment (fin des années 1990 ?)

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Juan Pachanga[2]
(Rubén Blades)

O le le a la la la le
Son las cinco de la mañana
Y ya amanece
Juan Pachanga bien vestido aparece
Todos en el barrio estan descansando
Y Juan Pachanga en silencio va pensando
Que aunque su vida de fiesta y ron, noche y rumba
Su plan es falso igual que aquel amor que lo engaño
Y la luz del sol se ve alumbrando
Y Juan Pachanga el mamito va penando
Vestido a la ultima moda y perfumado
Con sapáto en colores YeYe bien lustrados
Los que encuentren en su camino lo saludan
Hey man
Que feliz es Juan Pachanga todos juran
Pero lleva el alma el dolor de una traicion
Que solo calman los tragos, los tabacos y el tambor
Y mientras la gente duermen aparece
Juan Pachanga con su pena y amanece
Oyeme Juan Pachanga olvidala
Amanece con la pena
Oyeme Juan Pachanga olvidala
No no no no no no te quiere la morena
Oyeme Juan Pachanga olvidala
Mira que esta amaneciendo
Oyeme Juan Pachanga olvidala
El amor amor amor esta muriendo
Oyeme Juan Pachanga olvidala
Olvidala (répét.)
Oyeme Juan Pachanga olvidala
Ay despierta y bótala
Oyeme Juan Pachanga olvidala
Porque nunca te ha querido
Oyeme Juan Pachanga olvidala
Dale tambien olvido
Oyeme Juan Pachanga olvidala
Dejale tu a la mentira
Oyeme Juan Pachanga olvidala
Que el amor no se mendiga.

(Instrumental et improvisation vocale)

Juan Pachanga
(Traduction de Fabrice Hatem)

O le le a la la la le
Il est cinq heures du matin
Déjà le soleil s'est levé
Juan Pachanga, bien vêtu, apparaît
Tous dans le quartier se reposent
Et Juan Pachanga, avance en silence et pense,
Que malgré sa vie de fête et de rhum, de nuits et de rumba
Son plan est faux, comme cet amour qui l'a trompé,
On voit se lever la lumière du soleil
Et Juan Pachango, le joli garçon, va avec sa peine
Bien parfumé, vêtu à la dernière mode
Avec des chaussures de couleur yeye bien cirées
Ceux qui le rencontrent sur son chemin le saluent
Eh mon gars !
Comme il est heureux, Juan Pachanga, tous le disent
Mais son âme est tourmentée par la douleur d'une trahison
Que seuls calment l'alcool, le tabac et le tambour
Et pendant que les gens dorment, apparaît
Juan Pachanga avec sa peine dans le petit matin
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Il est avec sa peine dans le petit matin
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Non non, non, non, elle ne t'aime pas la morena
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Regarde le petit matin qui se lève
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
L'amour, l'amour, l'amour est en train de mourir
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Oublie-la
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Ah réveille-toi et débarrasse-toi d'elle
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Parce qu'elle ne t'a jamais aimé
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Toi aussi, oublie-la
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Laisse tomber tous ces mensonges
Ecoute-moi, Juan Pachanga, oublie-la
Parce que l'amour ne se mendie pas.

(Improvisation vocale finale non traduite)

Références complémentaires

- Une biographie en anglais de Rubén Blades

- Une discographie en français de Rubén Blades

- Une discographie en français de Rubén Blades

- Une analyse en espagnol des personnages de Rubén Blades

- Un site très complet en espagnol consacré à Rubén Blades

- Une discographie en espagnol très précise de Rubén Blades



[1] Le texte est basé sur la version du concert Fania all Stars de 1978. Les parties interprétées par le chœur figurent en italiques.
[2] Pachanga : viveur, fêtard .