Periodico de Ayer

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Paroles commentées

ImageL'œuvre

C'est en 1976 que Héctor Lavoe publie son second album soliste De ti depende, nom inspiré d'un beau boléro de Miguel Amadeo.

L'un des titres de cet album n'est autre que Periodico de Ayer, écrit et composé par Tite Curet Alonso.

Les paroles très dures de cette chanson - le chanteur compare la femme qu'il veut quitter à un vieux journal qu'on jette à la poubelle - sont bien éloignées des Salsas romantiques un peu mièvres qui feront, quelques années plus tard, le succès d'un Frankie Ruiz.

Ce titre s'imposera rapidement comme l'un des plus gros succès mondiaux de Héctor Lavoe.

Fabrice Hatem





Ses interprétations par Héctor Lavoe

 

- CD De ti depende (1976)

- Avec des images de Héctor Lavoe en Concert

Ses paroles en espagnol[1]

Sa traduction en français

Periodico de ayer
(Tite Curet Alonso)

Tu amor es un periódico de ayer
Que nadie más procura ya leer
Sensacional cuando salió en la madrugada
A mediodía ya noticia confirmada
Y en la tarde materia olvidada.

Tu amor es un periódico de ayer
Fue el titular que alcanzó página entera
Por eso ya te conocen donde quiera
Tu nombre ha sido un recorte que guardé
Y en el álbum del olvido lo pegué.

Tu amor es un periódico de ayer
Que nadie más procura ya leer
El comentario que nació en la madrugada
Y fuimos ambos la noticia propagada
Y en la tarde materia olvidada.

Tu amor es un periódico de ayer...

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Oye noticia que todos saben
Ya yo no quiero leer.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Tu no serviste pa'nada mami
Y al zafacón yo te eché.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Echa, camina, apartate de mi vera
Apartate de mi lado.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Tu eres el diario La Prensa
Radio Bemba, Radio Bemba.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

(Instrumental)

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Para que voy a leer la historia de un amor
Que no puedo ni creer.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Te quise te tuve, te mantuve
Pero ya no te quiero.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

A tu casa yo no voy polito
Va, me tumba la chaveta la chaveta.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

En el album de mi vida
En una página escondida allí te encontré.

(Instrumental)

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Anda vete de mi vera
Cosa buena : ya no te quiero ni ver.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Que te pasa estas llorando
Tienes alma de papel.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Y como el papel aguanta todo
Así mismo te traté.

Y para qué leer, un periódico de ayer ?

Analizate tu historia
Y así podrás comprender.

Le journal d'hier
(Traduction de Fabrice Hatem)

Ton amour est un peu comme le journal d'hier
Que personne déjà n'essaye plus de lire
Sensationnel quand il sort dans la matinée
A midi information déjà confirmée
Et le soir une affaire complètement oubliée.

Ton amour est un peu comme le journal d'hier
Il fut la « une » qui a rempli une page entière
C'est pour cela qu'un peu partout on te connaît
Tu nom figure dans une coupure que j'ai gardée
Et que dans l'album de l'oubli j‘ai glissée.

Ton amour est comme le journal d'hier
Que personne déjà n'essaye plus de lire
Le commentaire qui parut dans la matinée
Et nous fûmes deux la nouvelle propagée
Et le soir une affaire complètement oubliée.

Ton amour est un peu comme le journal d'hier...

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Ecoute, la nouvelle que tout le monde connaît
Moi je ne veux pas la lire.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Tu n'as servi a rien, chérie
Et je t'ai mise à la poubelle.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Vas t'en, suis ton chemin, hors de ma vie
Eloigne-toi de moi.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Tu es le journal La Prensa
Radio Bemba, Radio Bemba.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

(Instrumental)

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Pourquoi irais-je lire l'histoire d'un amour
A laquelle je ne peux même pas croire.

Et pourquoi lirait-on un journal de la veille ?

Je t'aimais, je t'ai trouvée, je t'ai protégée,
Mais maintenant je ne t'aime plus.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Je ne viendrai pas chez toi, ma cocotte,
Allez, ça me prend la tête, la tête.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Dans l'album de ma vie
Je t‘ai retrouvée dans une page oubliée.

(Instrumental)

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Allez, ôte-toi de mon chemin,
Bonne nouvelle : ne je ne veux même plus te voir.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Qu'est-ce qui t'arrives, tu pleures ?
Tu as une âme de papier mâché.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Et comme le papier supporte tout
Je t'ai traitée en conséquence.

Et pourquoi aller lire un journal de la veille ?

Réfléchis à ton histoire
Et alors tu pourras comprendre.

Références complémentaires

- Une bio-discographie de Héctor Lavoe

- Une autre fiche technique sur la même chanson


[1] Paroles basées sur la version du CD Mi Libertad (1992). Les paroles interprétées par le chœur figurent en italiques.