Un mini-lexique des cinéastes cubains

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Films et DVDs

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Malgré la production de quelques longs métrages avant 1959, le cinéma cubain n'a pris véritablement son essor qu'au début des années 1960, avec la création de l'ICAIC (Institut Cubain d'Art de production cinématographique) par le régime castriste. Nous présentons ici une liste commentée des metteurs en scène les plus représentatifs de ces cinquante dernières années.

 

1. Articles généraux sur le Cinéma cubain

Pour des articles généraux sur le cinéma cubain, on pourra notamment consulter :

http://en.wikipedia.org/wiki/Cinema_of_Cuba

Une bonne synthèse historique, assez précise et bien documentée.

http://www.seances.org/html/cycle.asp?id=140#h

Fournit une liste des prinicipaux films cubains.

http://www.cubantrip.com/cuba_la_faillite_fr/cinema_cubain.php

Une analyse assez rigide idéologiquement, mais assez bien documentée, du rôle politique supposé "progressiste" du cinéma cubain.

2. les principaux metteurs en scène

Parmi les principaux metteurs en scène de ces cinquante dernières années, on peut notamment mentionner :

Alea, Thomas Gutierrez (Titon) (1926-1996) : Mort d'un bureaucrate (1966), Mémoires du sous-développement (1968), Fraise et Chocolat (1993). L'un des co-fondateurs de l'ICAIC, considéré comme l'un des piliers du cinéma cubain contemporain.

http://en.wikipedia.org/wiki/Tom%C3%A1s_Guti%C3%A9rrez_Alea

Alvarez, Santiago (1919 - 1998) : Hasta la Vitoria Siempre (1967), Now (1965). Connu notamment pour ses courts-métrages en forme de "clips".

http://en.wikipedia.org/wiki/Santiago_%C3%81lvarez

Colina, Enrique (? - ) : Entre Deux Cyclones (2003), Los Bolos En Cuba (2009). Une vision douce-amère et désabusé du Cuba d'aujourd'hui par un jeune auteur post-révolutionnaire.

http://www.cadrage.net/entretiens/colina/colina.html

Espinoza, Julio Garcia (1926 - ) : Cuba baila (1960), Le Jeune Rebelle (1961), Aventuras de Juan Quinquin (1967), Cet apparatchik de la culture (il a été président de l'ICAIC et vice-ministre de la culture) est connu pour ses films historiques et politiquement engagés.

http://www.soycubano.com/pena/cine/garcia_espinosai.asp

Gomez, Octavio (1934 - 1988) : Première Charge à la Machette (1969).

http://en.wikipedia.org/wiki/Manuel_Octavio_G%C3%B3mez

Gomez, Sandra (? - ) : Las Camas Solas (2006), El Futuro Es Hoy (2008). Une jeune réalisatrice qui décrit le quotidien morose des cubains d'aujourd'hui. Gomez, Sara (1943 - 1974) : De Cierta Manera (1974): Décédée très jeune, Sara Gomez m'a pu réaliser qu'un seul long métrage assez échevelé, décrivant sous forme de docu-fiction le quotidien d'un quartier populaire de La Havane:

Gomez, Sara (1943 - 1974) : De Cierta Manera(1974): Décédée très jeune, Sara Gomez m'a pu réaliser qu'un seul long métrage assez échevelé, décrivant sous forme de docu-fiction le quotidien d'un quartier populaire de La Havane:

http://www.filmreference.com/Directors-Fr-Ha/G-mez-Sara.html

ICAIC. Une grande partie de la production cinématographique locale à Cuba est liée à l'ICAIC, l'Institut Cubain d'Art de production cinématographique, fondé en 1959. Pour une présentation officielle - donc non critique - de cet institut, on pourra consulter le site suivant :

http://www.cubacine.cu/aniversario/index.htm

Solas, Humberto (1941-2008) : Lucia (1968), Le Siècle des Lumières (1991), Barrio Cuba (2005). Un des grands noms du cinéma cubain contemporain, très connu pour ses grandes fresques historiques comme Lucia

http://en.wikipedia.org/wiki/Humberto_Sol%C3%A1s

Tabio, Juan Carlos (? - ) : Fraise et Chocolat (1993), Guantanamera (1995), Lista de Espera (2000), El Cuerno de la Abundancia (2008). Elève et ami de Alea, Il l'a aidé à terminer ses deux derniers films, Fraise et Chocolat (1993), Guantanamera (1995). Ses films décrivent avec une ironie douce-amère, où le rêve et l'humour sont constamment présents, le difficile quotidien des cubains, miné par l'absurdité bureaucratique et la faillite de l'économie locale.

http://en.wikipedia.org/wiki/Juan_Carlos_Tab%C3%ADo

Fabrice Hatem