ISSAC, un soir d’été, au Cabaret Sauvage…CHEVERE !!!!!

Écrit par Ahinama le . Publié dans Chroniques de concerts

Revoilà le grand Issac Delgado, en tournée d’été, passer par Paris…Un tel événement ne se rate jamais. D’autant que ceux qui avaient connu l’exceptionnelle programmation de la Galerie en 2004 (NG la Banda, Pachito Alonso, Bamboleo, Paulito…) se souviendront qu’Issac avait été de loin le concert le plus mémorable, voire historique… 3 heures de prestation scénique stoppées par l’organisateur car la police intervenait !

Prestation certes ternie par celle d’Eurodisney l’année suivante, qui m’avait amené à penser que jamais Issac n’était aussi bon que dans les petites salles…
Dès l’arrivée des musiciens sur scène, je frémis… Le plus grand trompettiste de Cuba fait partie des « Metales de la Salsa »… Alexander Abreu, celui que tout le monde réclame dans ses concerts, sur ses disques, celui qui était hier avec Manolin est aujourd’hui avec Issac…Un sacré don d’ubiquité… !

 

 

 
Alexander Abreu

 

 

Et ça démarre fort… En règle générale les premières notes d’un tel concert ne trompent jamais… La mesure du potentiel est donnée… Un son limpide… Une section rythmique énergique…Des cuivres huilés à la perfection… Un bassiste absolument exceptionnel…Et Issac qui arrive pour caresser de sa voix ses superbes compositions…Car sa voix est bien une caresse de velours dans nos tympans…

 

 

Ce soir, comme souvent pour ces grands artistes, son répertoire nous semblera trop « survolé » tant sa discographie est empreinte de chansons historiques pour la Timba…

 

 

Mais qu’importe car les versions sont redynamisées, les breaks multipliés, les solos inventifs et la précision de l’orchestre rarement égalée…

 

 

Egoïstement je jubile lorsqu’il commence « Yo te queria Maria », mais j’atteins le nirvana quand la version part avec ce solo de trompette dont seul Alexander Abreu a le secret…Idem pour « No me miras a los ojos », où j’ai l’impression de redécouvrir un morceau avec lequel j’ai pourtant « grandi »…

 

Ma seule réserve sera sur le fait qu’il manque un Rolando Luna ou un Ivan Melon Gonzalez au piano. On ne peut cependant pas reprocher à Tony Rodriguez de conduire de main de maître l’orchestre…

 

 

Issac a cette force tranquille que j’admire, certains parleront d’expérience…Issac sait mettre en valeur ses musiciens et laisser de côté son ego, car il a cette générosité de cœur que le timbre de sa voix trahit…

 

 

Le public certes pas nombreux répond présent et sait reconnaître qu’il a devant lui une des grandes figures de la timba…

 

 

 
Issac Delgado avec une fille du publique

 

Je suis resté un peu à l’image de sa fille qui regarde son papa chanter avec des yeux écarquillés…Les miens étaient en plus souvent humides d’émotions… car il s’agit bien d’émotion qu’Issac fait passer lors de ses concerts… Une émotion qu’il est plus facile de partager dans un univers confiné que sur une grande scène…

 

Merci Issac pour ces 2 heures de pur bonheur, reviens quand tu veux…

 

Track list :
- Y que tu quieres que haga ("Prohibido")
- La titimania ("Prohibido")
- Catalina ("Exclusivo para Cuba")
- El pregon del chocolate (" La formula" )
- Cuando ( "La formula" )
- Dime cual es (" Prohibido ")
- No me miras a los ojos ("El ano que viene")
- Yo te queria Maria ( "Versos En El Cielo" )
- Si te gusta mi compas ("Prohibido")
- Bis : Que te pasa loco (" Con Ganas ")

 

 

 
Les musiciens

 

Musiciens : Certaines informations me seront communiquées ultérieurement.

- Issac Delgado : Chant
- Enrique "El Gordo" Pérez : choeurs
- Tony Rodriguez : Piano
- Issac Delgado, Jr : Piano
- Raúl T. Gil García "Avi" : Basse
- Rodney Barretto : Timbales
- Dennys Savón "Papacho": Congas
- Guillermo Del Toro : Bongos
- Ariel Guillot: Trombone
- Jose Enrique : Trombone
- Alexander Abreu : Trompette
- Orlando Vasquez : Trompette
- Adonis Rodriguez : Trompette

Photos par Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (1,3) et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (2,4).