MAYITO, EL INDIO, EL NENE & TUMBAO HABANA : D’CUBA SOY à Tarascon

Écrit par Leonel le . Publié dans Evènements

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Pascualito Cabrejas revient en France avec TUMBAO HABANA et les plus grands Soneros de Cuba que sont Sixto Llorente EL INDIO, Pedro Lugo EL NENE et Mario Rivera MAYITO au Festival Taras’Kuba de Tarascon.
Pascualito Cabrejas nous annonce la préparation de son prochain CD “D’Cuba Soy” dans un entretien exclusif :
12 titres de Salsa, Son, Merengue et Bachata interprétés par de nouveaux chanteurs pour l’essentiel qui feront le plus grand bonheur des danseurs et des fêtards car le cru TUMBAO HABANA 2013 est résolument joyeux et festif.

 

Dayeline Argota Alvarez : une jeune et talentueuse danseuse santiaguera s'installe à Paris

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Danse

ImageLors de mes différents séjours à Santiago de Cuba, en 2010 et 2011, J'avais beaucoup apprécié les spectacles de danse du Conjunto Folklorico de Oriente (CFO) dans des registres aussi différents que la Tumba Francesa, l'afro-cubain ou le Vaudou Haïtien. L'une des danseuses que j'admirais alors s'appelait Dayeline Argota Alvarez. Une boule d'énergie, une flamme jaillissante, des gestes à la rapidité fulgurante, ...

Aussi, lorsque j'ai appris, à la fin de l'année 2012, que celle-ci venait s'installer en France à l'invitation de l'association Soy Cuba, j'ai immédiatement pensé à réaliser avec elle un grand entretien. D'abord pour lui souhaiter, à ma manière, la bienvenue dans notre pays. Ensuite, pour faire prendre conscience au public français de la chance que nous avons de compter parmi nous cette danseuse de talent, à la trajectoire déjà riche malgré sa jeunesse. Enfin, pour découvrir avec elle le répertoire du CFO qu'elle a interprété comme membre du corps de ballet et comme danseuse soliste.

C'est ainsi que j'ai rencontré Dayeline à Malakoff, où elle habite et enseigne aujourd'hui. C'est une charmante jeune femme d'assez petite taille, aux traits fins de mulâtresse à la peau claire. Dans la conversation, elle dégage, malgré la vivacité et la spontanéité de ses réparties, un charme et une douceur toute féminine. Etait-ce-ce bien la même personne que la danseuse explosive que j'avais vu sur scène une année plus tôt ? Eh bien oui, et elle m'a entraîné dans une passionnante visite guidée de la scène culturelle Santiaguera, vue depuis les coulisses...

Je vous livre ici la transcription de nos entretiens, illustrée de nombreuses vidéos de danse.

E-anthologie de la Salsa et de la chanson populaire cubaine : une introduction commentée

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Approfondir

ImagePOURQUOI CETTE ANTHOLOGIE ?

Les danseurs français de Salsa sont en grande partie non hispanophones. Ils ne comprennent donc pas les paroles des chansons sur lesquelles ils font évoluer leur corps. Il m'a semblé nécessaire de remédier à cet état des choses, pour au moins trois raisons :

- Parce que la compréhension des paroles peut fournir au danseur, en complément de la musique elle-même, des indications précieuses pour orienter son interprétation instantanée.

- Parce que comprendre les paroles de Salsa, c'est aussi s'imprégner de l'atmosphère humaine et culturelle dans laquelle s'est développé ce style musical. Ceci peut aider à produire une danse respectant mieux l'authenticité de cet univers.

- Enfin pour satisfaire une curiosité intellectuelle : comment peut-on prétendre s'intéresser à une culture, quelle qu'elle soit, sans chercher à comprendre ce qu'elle nous dit ni comment elle le dit ?

C'est pourquoi j'ai eu l'idée de réaliser cette petite anthologie de la musique populaire cubaine et de la Salsa, qui a pour ambition de proposer au néophyte quelques clés d'entrée dans ce corpus culturel, sous la forme de 150 chansons traduites et commentées parmi les plus représentatives.

Une exploration de la civilisation musicale pan-Caraïbes en dix questions (avec des tentatives de réponse)

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Culture populaire cubaine

Depuis des années, ma curiosité était attirée par l’air de famille unissant les musiques et danses populaires des différents pays de la région Caraïbe : Son Plena, Rumba, Merengue, Bachata et même Samba. En les écoutant, en les dansant, j’avais parfois l’impression de voir apparaître, derrière la diversité apparente des styles, une sorte de trame commune – mêmes bases rythmiques, mêmes manières de jouer, et pour les danseurs, de mouvoir leur corps - dont j’avais cependant du mal à exprimer précisément la nature et à cerner les limites.

Comment définir ce qui rapproche ces cultures populaires Caraïbes ? Peut-on détailler leurs sources communes ? Par quels processus historiques se sont-elles formées ? Peut-on explorer de manière exhaustive leur diversité et en tenter un recensement ? Quelles sont leurs tendances d’évolutions actuelles ? Autant de questions que je me posais fréquemment, multipliant les lectures et les visionnages de documentaires sans pour autant parvenir à y apporter mes propres réponses.

Juan Teodoro Fiorentino : Transformer le fait folklorique en objet artistique

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Danse

Chorégraphe du Ballet Folklorique Cutumba, Juan Teodoro Fiorentino est l'une des figures artistiques les plus respectées de la danse afro-cubaine à Santiago de Cuba.

Je l'ai rencontré à la fin juillet 2011, pendant le Carnaval de Santiago, en compagnie de Fabien Figueres et d'un groupe de Salseros toulousains de passage dans la ville.

Nous sommes allés le voir chez lui, une belle maison située à deux pas de l'avenue Garzon où la fête battait déjà son plein.

Notre entretien - ou plutôt sa conférence-spectacle - a d'ailleurs été interrompu à plusieurs reprises par la musique des cumparsas et des tambours qui passaient dans la rue, devant ses fenêtres.