La Havane, comme le Phénix, renaît de ses cendres

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Culture populaire cubaine

De la Rueda de Casino à la Salsa cubaine d'aujourd'hui

 ImageLa scène havanaise de la musique populaire dansante a connu, au cours des 150 dernières années, une trajectoire en dent de scie, où ont alterné les périodes d'intense rayonnement et de repli.

Depuis la fin du XIXème siècle jusqu'en 1959, elle a traversé une période d'activité ascendante, pour devenir à partir des années 1920 la capitale incontestée de la musique tropicale. C'est dans cette ville que sont en effet inventés rien moins que le Son urbain, le Mambo ou le Cha Cha Cha, qui vont ensuite conquérir les pistes de danse du monde entier (photo ci-contre : le cabaret Tropicana en 1956). Et c'est aussi à la Havane qu'apparaît, à la fin des années 1950, le style de danse dit « Casino », qui préfigure ce qui est aujourd'hui appelé «  Salsa Cubaine ».  

A partir de 1959, La Havane souffre cependant d'un climat politico-économique très défavorable à l'essor d'une industrie des loisirs dynamique et influente. Tout en favorisant une réelle mise en valeur de la culture populaire, le gouvernement castriste affaiblit en effet les mécanismes spontanés de création reposant sur l'initiative privée, tandis que Cuba est coupée des grandes scènes musicales étrangères et voit de ce fait son influence internationale décliner en matière de musique tropicale. En particulier, le pays ne participe pas, entre 1965 et 1990, à l'essor et au développement de ce nouveau phénomène musical appelé Salsa, dont les rythmes sont cependant largement inspirés du Son Urbain.

Santiago : le géant endormi

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Culture populaire cubaine

Introduction et résumé

Pour les amoureux de la Salsa et les connaisseurs de Cuba, Santiago de Cuba représente un troublant paradoxe. 

Berceau du Son dont la Salsa est elle-même largement issue, cette ville constitue encore aujourd'hui un foyer exceptionnellement riche de talents artistiques, qui peuplent dans le monde entier les compagnies de danse et les orchestres de musique tropicale les plus prestigieux.

ImageEt pourtant cette éminente contribution à la culture caribéenne n'est pas toujours reconnue à sa juste valeur, la ville restant quelque peu en retrait sur la carte mondiale de la production salsera et timbera contemporaine. 

Ce paradoxe s'explique selon moi par trois raisons concomitantes : 

- Santiago a été historiquement victime d'un phénomène de phagocytose artistique par la Havane, dont la scène musicale a drainé les talents nationaux comme les visiteurs étrangers. La capitale cubaine s'est ainsi alimentée de l'énergie artistique de tout le pays (et tout particulièrement de l'Oriente) pour forger de nouveaux styles ensuite exportés vers le monde entier. 

Paris : la ville qui a inventé les Salsas cubaine et portoricaine

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Danse

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ImageAlors que la France était resté, jusqu'aux années 1970, relativement étrangère à la culture des caraïbes hispanique, Paris s'est aujourd'hui transformé en l'un des hauts lieux mondiaux de la danse et de musique afro-latine. Cet enracinement spectaculaire s'est cependant accompagné d'une adaptation des caractéristiques de la culture importée aux conditions locales, donnant ainsi naissance à une Salsa « Made in France » originale tant dans ses formes expressives que dans ses pratiques sociales. Cet article a pour ambition de rendre compte de ces mouvements simultanés d'appropriation et de transculturation, à travers une démarche en trois temps :   

- La description des étapes historiques de cet enracinement ;  

- L'analyse des spécificités de la Salsa « made in Paris » par rapport à celle pratiquée dans d'autres villes latino-américaines ou européennes ;

- Enfin une description de la scène salsera parisienne d'aujourd'hui.  

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Les orchestres de musique cubaine et de Salsa aujourd’hui en France

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Approfondir

ImageDepuis une quinzaine d'année, la musique des caraïbes hispaniques - tout particulièrement celle originaire de Cuba - s'est enracinée en France. On compte ainsi aujourd'hui dans notre pays une quarantaine d'orchestres de niveau professionnel pratiquant la Rumba, le Son, la Timba, la Salsa, ou d'autres formes musicales originaires de cette région (photo ci-contre : l'orchestre Conga Libre).

L'arrivée de nombreux jeunes musiciens cubains en France depuis la fin du siècle dernier, l'apparition d'une nouvelle génération d'artistes autochtones passionnés par les rythmes caribéens, le développement d'un public de plus en plus vaste de mélomanes et de danseurs, expliquent cette évolution spectaculaire.

ImageL'article ci-joint a pour ambition de vous entraîner à la découverte de ces orchestres de musique cubaine et, accessoirement, de Salsa aujourd'hui actifs en France, en distinguant trois grandes mouvances - entre lesquelles existent d'ailleurs des interactions multiples liées à la mixité des répertoires et à la circulation des interprètes :

FC Awards 2012 : Les résultats

Écrit par Fabrice Hatem le . Publié dans Wiki

Ecrit par l'équipe FC.net
 

Meilleur Album de l'Année 2012 :
Havana D' Primera - Pasaporte

Meilleure Chanson de l'Année 2012 :

Angel Yos Y La Mecanica Loca - A Lo Loco Titi (Album "Lucharé")

Meilleur Chanteur de l'Année 2012 :

Alexander Abreu (du groupe Havana D’Primera)

Meilleure Chanteuse de l'Année 2012 :

Yenisel "Yeni" Valdes (du groupe Los Van Van)

Meilleur Groupe en Live de l'Année 2012 :
Tirso Duarte Y La Mecanica Loca (Tournée Été 2012)

Révélation de l'Année 2012 :

Tirso Duarte Y La Mecanica Loca - (Album "Lucharé")

Meilleure Chanson de Reggaeton de l'Année 2012 :

El Micha - Un Millon (Album "Fuera De Liga" 2012)

 

Une fois de plus nous avons célébré ensemble la Musique Cubaine et nous avons donné notre avis, de façon ludique, en votant pour les FIESTA CUBANA AWARDS 2012 avec un succès égal aux années précédentes.
 

Les Lauréats :